Vue sur la Kabylie

 

Dasi et Yanni Ouarab (Élèves de l’école Azar)

  

 

Sur les terres de Yemma Khlidja Uvuhrav

Tala N Vuhrav dans le village Ivelvaren.

Yemma Khlidja Uvuhrav :

Ici, c’est chez nous, en plein montagnes de Kabylie. Ici, dans notre langue, le Kabyle, la vérité n’a pas de pluriel.  Il y a juste : Tidett (La vérité). Je défi, tout linguiste de me trouver le pluriel de Tudett en langue Kabyle !

Yemma Khlidja était une gouvernante d’une bonne partie de la Kabylie, dans la région de Tuvirett. Elle parle systématiquement par des poèmes.  Elle a gouverné, elle a dirigée des troupe armées. Oui, pour dire que la femme Kabyle a ses valeurs, respecté, libre et joue un rôle primordiale dans la société Kabyle.


Tala Rana est un site touristique de montagne sans infrastructures. Lieu de pèlerinage des habitants du versant sud du Djurdjura, il est situé au pied du mont Tamgout. Baignant dans des légendes  peuplées d’êtres surnaturels,

Les villageois de M’Zarir et d’Ighil Hammad, villageois héros de la guerre de libération, n’ont pas été épargnés, eux non plus, puisque un monde nouveau, bâti sur la force et la violence destructrice, est venu mettre un frein brutal à leur pèlerinage annuel à Tala Rana. Des bandits de grands chemins avaient frappé d’interdit tout séjour dans la montagne pendant plusieurs années. 20 ans d’occupation du Djurdjura ont eu raison de la longue procession de femmes et d’hommes, s’en allant chaque fin de printemps, dans un mouvement synchronisé et tacite, exprimer leurs voeux les plus chers, grâce à une fente : « Taq nWadu »; une fenêtre métaphysique capable de transmettre des messages par-delà les frontières. Cette cohorte humaine inaugurait le pèlerinage le premier mercredi du mois de mai pour le reproduire, ensuite, tous les mercredis suivants, jusqu’à la 7ème semaine ( début de l’été). Un jeune homme, rencontré récemment sur les lieux, originaire de M’chedellah,  nous confiait son indicible douleur de n’avoir pu découvrir Tala Rana qu’en 2010! Mais cet empêchement lié à un cas de force majeur, a eu aussi pour conséquence la remise en cause de plusieurs projets, la disparition de maintes activités pastorales, économiques et sociales, et de traditions plusieurs fois millénaires. C’est à la reconstruction de cet ensemble que s’attellent aujourd’hui les habitants du coin qui, petit à petit, arriveront certainement à remettre les choses à leur place pour le bien-être de tous.

Tala Rana, c’est aussi la source d’eau du même nom, aux qualités minérales à nulle autre pareille et une dense forêt de feuillus, formée de chênes-lièges et de châtaigniers, à … 1400 m d’altitude. C’est exceptionnel! Ce mariage de l’eau, de la terre et de l’arbre encourage le développement d’une faune très riche.

 

C’est le deuxième site, avec le lac Goulmim, où l’on peut trouver la rainette verte en abondance. Selon certains connaisseurs, c’est aussi l’un des sites de prédilection qu’a choisi l’hyène rayée pour y élire domicile.


                          

Tels que Tikdjda, Tala Guilef, et autres sites de montagne, sauf que si la nature l’a bien gâtée, d’une situation géographique à une altitude de 1 400 m sur le flanc sud de Djurdjura et de bien d’autres atouts et charmes que lui donnent une dense forêt de Cèdres, de chênes et de châtaigniers, ainsi qu’une source d’eau à fort débit, qui donne son nom au site, il manque encore d’infrastructures hôtelières qu’elle attend toujours depuis février 2008, promise par les services de la wilaya, mais qu’on n’a jamais vu venir, quatre ans plus tard. La bureaucratie semble être assez tenace pour y mettre les embûches à chaque fois, pour remettre le projet aux calendes grecques.


Source de la vie, source d’énergie. La Kabylie regorge d’eau. Réaliser des retenues, des barrages, cela nous permet d’emmagasiner de l’eau, de réaliser des barrages hydraulique pour la fabrication de l’énergie électrique. Les capacités énergétique de la Kabylie sont durable, renouvelables et énormes (Eau : hydraulique, solaire, éolienne)


La Kabylie est riche par son peuple et par sa belle nature.


 

 

  

Un lac en plein montagne du Djurdjura (Tikjda)